mardi 19 septembre 2017

EVILSPEAK

Réalisation: Eric Weston
Pays d'origine: U.S.A.
Année: 1981





- Résumé:
Le jeune Stanley Coopersmith est éleve dans une école militaire. Il fait la honte de ses professeurs et se fait en plus harceler par ses camarades de classes. Un jour il recoit la punission de faire le ménage dans les sous sol de l'eglise et découvre alors une pièce secrete qui contient un livre ayant appartenu au père Estaban, un ancien leader sataniste. Il prend alors le livre avec lui et tente de le traduire du Latin à l'Anglais à l'aide de son ordinateur (un Apple II pour les amateurs d'informatiques). Il découvre alors que le livre contient des formules de magie noire et qu'il se finit par cette promesse de Esteban: "Je reviendrais". Excédé par le comportement toujours plus arrogant de ses camarades et de ses superieurs, il décide alors de tenter de pratiquer un de ces rituels décrit dans le livre. Il descent avec son ordinateur dans l'église et suit les instructions données. Il se rend compte alors au bout d'un moment qu'un élément crucial lui manque: Du sang issue d'un sacrifice humain. C'est a ce moment la qu'il se fait surprendre par un de ses professeurs. Le ton monte, une baggare éclate, menant à la mort du professeur. Du sang humain étant maintenant disponible, Stanley mène le rituel à son terme. Il ressuscite ainsi l'âme de Estaban, qui prend possession de son corps. Aidé par une force invisible, libérée par le rituel, Stanley va maintenant pourvoir se venger en déclenchant un véritable carnage dans le campus.









- Commentaires personnels:
Qui n'a jamais révé de pouvoir faire appel aux forces du mal pour qu'elles aillent mettre une raclée aux gens qui nous embetent ?! Alors ici, rien d'original dans le concept, qui reprend l'idée de la vengeance de la tête de turc de la classe aidé par le surnaturel, déja abordé avec le film "Carrie" (Brian De Palma - Stephen King) sortie 5 ans plus tôt. Ce qui fait l'interet de "Evilspeak" c'est surtout d'avoir osé mélanger l'imagerie digitale 80's avec des atmosphères gothiques plus rétro. Pour se faire une idée, ce film c'est un peu comme si K2000 se pointait dans une production Hammer. Voila le genre de trops rares délires qui se produit uniquement à la fin d'une vague d'éxploitation. Lorsqu'on a vraiment fait tous le tour du sujet, c'est la que les idées folles fusent et que la magie se produit ! Par exemple c'est comme ca que la bikersploitation à eu ses bikers gais ("The Pink Angels"") ou encore chasseurs de loups garoup ("Werewolves on wheels"), et que la Blaxploitation a eu son Black "Dracula" ("Blacula") ou même son Black "Exorcist" ("Abby") ! Bon ben ici, la Satansploitation acouchera d'un film ou un satan digitale se manifeste à travers l'ordinateur d'un geek harcelé par ses camarades de classe.









Le gros atoux du film, c'est bien évidement cette touch "80's digital satan" avec ces incarnations du diable pleines de pixel qui apparaissent dans l'écran de l'ordinateur de notre chere Coopersmith. Le défaut du film c'est ce scénario qui tourne en rond pendant plus d'1h, jusqu'a la scène final de désintegration de l'école: Coopersmith se fait enmerder, puis il commence son rituel dans la crypte, puis il se fait enmerder, puis il va continuer son rituel, puis il se fait enmerder, puis il va continuer son rituel... Bref ca tourne en rond un bon moment et ca n'avance pas trés vite. Mais bon, l'originalité du sujet et sa touch 80's m'a fait oublier ce petit désagrément. Aussi, certains aspects du film restent pour moi assez mystérieux. Le délire avec les cochons par exemple... C'est quoi ce rapport entre satan et les cochons possédés ? Pourquoi tenter de rendre menacant des cochons ? Quel rapport, quel interet ?! Ca ne marche pas trés bien et ca n'apporte pas grand chose au film... Idem avec cette bibliothéquaire qui semble avoir été intégrée à l'histoire du film uniquement pour pouvoir inserer une scène de nudité (car dans l'histoire du film elle ne sert absolument à rien).









- Just for fun:
Le film "Evilspeak" (jeu de mot faisant référence au terme "computer-speak", à savoir "langage informatique" en Francais), fut interdit de diffusion en Angleterre à cause de ses trop nombreuses scènes gores et anticléricales. Anton LaVey, le fondateur de l'église de Satan, était par contre lui, un grand fan de ce film.





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- Lieux de tournage:
Le film fût tournée en 3 semaine, à Santa Barbara, ainsi que dans une église abandonnée de la ville de Chatsworth (Los Angeles). L'église en question fût d'ailleur rapidement rénovée pour le tournage du film, puis brulée par la suite.







- Quelques mots sur le casting:
- Clint Howard interprète Stanley Coopersmith. Moins connu que son jeune frère de Ron Howard, héro de la série "Happy Days" et réalisateur de films comme "Splash", "Cocoon", "Willow", "Backdraft", "Apollo 13", "Le Grinch", "Da Vinci Code"... Clint possède "une gueule" bien taillé pour le cinéma. Il apparaît en effet dans des films comme "Rock 'n' Roll High School" (1979 avec les Ramones), "Tango & Cash" (1989), "Rocketeer" (1991), "Carnosaur" (1993), "Barb Wire" (1996), Les 3 "Austin Powers", "House of the Dead" (2003), "La nuit au musée 2" (2009), ainsi que dans pas mal de films réalisés par son frère: "Grand Theft Auto" (1977), "Splash" (1984), "Cocoon" (1985), "Backdraft" (1991), "Apollo 13" (1995), "En direct sur Ed TV" (1999), "Le Grinch" (2000)... Notons qu'il est apparu dans la série "Star Trek" en 1966, alors qu'il n'était qu'un enfant, ainsi que dans "Happy Days". Voici son sentiment sur les films d'Horreurs: "J'aime les films d'horreur. Pour moi ils sont essentiel dans une carrière d'acteur. Ils sont pour moi un terrain de jeu, ca me permet de beaucoup expérimenter et de jouer des personnages complètement atypiques. Les gens ne réalisent à quel point jouer dans un film d'horreur est dure. Tu passes tes journées à crier à pleins poumons, à respirer des fumées toxiques, à te rouler dans la poussiere... C'est pas comme jouer dans une sitcom."



- Don Stark joue Bubba Caldwell, l’élève qui s'amuse à terroriser Stanley. Il a joué dans pas mal de séries, mais on se rappel surtout de lui pour avoir joué Bob Pinciotti dans la série "That '70s Show"



- Lynn Hahncock joue Miss Friedemeyer, la secretaire. Elle n'a pas fait grand chose d'autre, elle édite aujourd'hui des DVDs de fitness sous le nom de Lynn Hahn.





- Comment se le procurer:
Le DVD est trouvable, il a été réédité. A telecharger également sur rarelust.com





(Sources: Sites internets Wikipedia et IMDB)

jeudi 31 août 2017

THE DEVIL'S RAIN

Réalisation: Robert Fuest
Pays d'origine: U.S.A.
Année: 1975





- Résumé:
Dans un vieux village installé en plein désert, la famille Preston subit une malédiction depuis plusieurs générations. Ils sont en effet persécutés par Jonathan Corbis, un prêtre satanic qui leur en veux car il y a bien longtemps un de leurs ancêtres les à trahit, condamnant ainsi la secte au bûcher. Seul le leader Corbis, élu du diable et semblant immortel, y a réchappé. Depuis cette trahison, les Preston détiennent un livre que Corbis recherche à tout pris, car il permettrait de redonner vie aux membres de sa secte. Apres avoir vu son pere mourir devant ses yeux à cause de Corbis, le fils Preston décide que ca en est trop. Il prend le livre avec lui et décide d'aller voir Corbis pour une battle de la foi Jesus Vs Satan. Il perd malheureusement la bataille et se fait capturer par les serviteurs de Corbis. Ni une ni deux, le grand frêre Preston prend le relai, accompagné de sa femme et d'un spécialiste du psychisme. Ils filent dans l'église de Corbis pendant que lui est occupé ailleurs, et découvrent alors une grande jare qui contient toutes les âmes de l'armée satanique de Corbis. Malgré le retour de Corbis et ses hommes, ils parviennent à briser la jare, déclenchant ainsi une pluie qui fait fondre tous les disciples de Corbis. Satan vaincra quand même, puisque Corbis parviens à y réchapper et a démarrer une nouvelle collec' d'âme dans sa nouvelle Jare.









- Commentaires personnels:
Soyons honnêtes, dans la famille des films satanistes 70's, "The Devil's Rain" fait plutôt partie des réussis. Y a du budget, le rythme est bon, et globalement, quand ils veulent faire peur, ça fonctionne. Quelques éléments pourtant ne jouent pas en sa faveur et l’empêche ainsi d'accéder au rang de film culte de cette époque. Déja, le scénario est assez complexe, ca part dans tous les sens et on est vite paumé. Y a également des trucs un peu bâclés, par exemple, l'histoire du livre avec les âmes c'est cool, mais on veux nous faire croire que le représentant du diable n'arrive pas à le trouver, alors qu'il sait dans qu'elle maison il est, et qu'il est juste caché sous un tapis ?! Ensuite, même si les costumes de zombies sont bien foutu et particulièrement efficaces, ils ont été un peu trop sure d'eux sur ce coup. Les gros plans laissent clairement apparaître les défauts des masques et costumes... De même avec la transformation en diable, ils auraient été beaucoup plus efficace en le filmant dans la peine ombre, plutôt que de le faire apparaître en pleine lumière. Bref, on dirait qu'ils ont voulu un peu trop en faire, mais c'est aussi ce qui lui donne ce petit côté raté qu'on apprécie bien ici.









- Just for fun:
"The Devil's Rain" est intéressant pour plusieurs raisons. Côté casting par exemple: Déja c'est un des rares film sataniste dans lequel Anton Lavey (showman excentrique fan d'occultisme, fondateur de l'église de Satan) est arrivé à s'incruster. Voyant le cinéma flirter avec Satan il avait déja essayé d'en tirer partie en tentant un featuring dans "Rosemary's Baby", sans y parvenir. Il eu sa chance avec ce film qui n'a malheureusement pas eu le même succés. Ensuite, "The Devil's Rain" est le 1er film dans lequel John Travolta apparait. Et encore plus fort, c'est pendant le tournage de ce film qu'il fût convaincu de rejoindre l'église de scientologie. En effet l'actrice Joan Prather, déja adepte, parlât des bienfait de la secte à John, qui traversait à priori à ce moment la une sale période. Ensuite ce film est celui qui signa la fin de la carriere au cinéma du réalisateur Robert Fuest. En effet, aprés avoir réalisé des films comme "The Abominable Dr. Phibes" (1971), "Dr. Phibes Rises Again" (1972) ou encore "The Final Programme" (1973), les mauvaises critiques de "The Devil's Rain", l'ont obligé à se diriger vers la télévision.









- Lieux de tournage:
Le tournage s'est déroulé dans l'État de Durango, au Mexique.









- Quelques mots sur le casting:
- Jonathan Corbis est joué par Ernest Borgnine. Cet immigré Italien a joué entre autre dans "Johny Guitare" (1954 avec Joan Crawford), "Les douze salopards" (1967), "New York 1997" (1981 de John Carpenter), "Bienvenue à Gattaca" (1997), même si les gens de ma génération se souviennent surtout de lui avec la série "Supercopter" (1984) dans laquel il avait un des rôles principale. On entend sa voix dans quelques dessins animés ou films d'animation comme avec "Bob l'éponge" (L'homme sirène), "Small Soldiers" (1998) ou encore "Les Simpson" qui le font même apparaître dans un épisode ("Scout un jour, scout toujours").





- William Shatner joue Mark Preston. On le retrouve dans des films comme "The Intruder" (1962 Roger Corman), "Incubus" (1966), "Kingdom of the Spiders" (1977), "Y a-t-il enfin un pilote dans l'avion?" (1982), "Alarme fatale" (1993) ou encore "Miss Détective" (2000). A la télévision, on peux le retrouver dans des épisodes de "Alfred Hitchcock présente" (1955), "Au-delà du réel" (1963) ou encore "La quatrième dimension" (1959). Ses rôles les plus importants resteront cependant avec les séries "Star Trek" (1966 Capt. Kirk) ou encore "Hooker" (1982).



- John Travolta fait ici sa premiere apparition au cinéma. Peu d'interet à décrire la carrière de cet acteur que tout le monde connait déja bien.



- Tom Skerritt et Joan Prather jouent respéctivement le frère Tom Preston et sa compagne. On retrouve Tom dans "Alien - Le 8ème passager" (1979), "Top Gun" (1986), "Poltergeist III" (1988) ou encore "Ted" (2012). Quand à Joan, elle fait ses début en apparaissant dans "The Thing with 2 Heads" (1972) et on la retrouve ensuite dans "Big Bad Mama" (1974), "The Single Girls" (1974), et dans la série "Huit, ça suffit" (1977).



- Anton LaVey apparait dans le film et était même également consultant en matière d'occultisme. On avait déja bien parlé de lui pour la chronique de "Witchcraft 70"" (1970).





- Comment se le procurer:
Le DVD est trouvable, il a été réédité. A telecharger également sur rarefilm.net.









(Sources: Fanzine Trashtime et sites internets simpsons.wikia.com, entertainmentwise.com, Wikipedia et IMDB)